id-libre

D'abord, je suis passé du côté libre de la force. Je ne sais pas depuis quand l'informatique libre m'intéresse. Je sais par contre que j'ai "osé" faire le pas à la fin de l'année 2009 : une Ubuntu - "Karmic Koala" - est venue cohabiter avec XP sur une tour d'occase. Rapidement XP a disparu et la suite bisannuelle d'Ubuntu s'est égrainée. Le côté libre de la force est un autre monde. Un monde qui révèle l'ignorance - du moins la mienne - et qui permet ensuite de lentement, patiemment grignoter les ténèbres avec une petite loupiote. Non pas qu'il soit impossible d'apprendre en dehors du libre, mais pour ma part ça a été le véritable déclencheur.

Je mentionne ce passage parce que sans celui-ci, il est probable que id-libre.org n'ait jamais existé. Afin de mieux comprendre l'informatique libre, j'ai commencé à lire des articles ici ou là, voire des livres, à m'abonner à des flux RSS. J'ai fini par développer l'envie de me lancer dans l'auto-hébergement. Or, pour diverses raisons, notamment techniques, je passais de temps à autre à la boutique-linux de la rue Carl Vogt (Genève). Un jour, une offre a attiré mon regard : un serveur "prêt à l'emploi", avec quelques heures de formation, le tout pour un prix plus que raisonnable. Le temps de réfléchir un peu, de poser quelques questions, et c'était parti. "C'était" se rapporte à l'été 2010.

Oui, la page web que tu es en train de lire t'a été servie par cette machine, située à quelques dizaines de centimètres de mon bureau, lui-même dans mon salon. Serviable machine qui ronronne gentiment, 24h/24, toute l'année. A peu de choses près : lors que l'immeuble est en chantier, il y a quelques coupures de courant... Parfois, au redémarrage, j'ai quelques surprises. Alors,

"lentement, patiemment [je] grignot[e] les ténèbres avec une petite loupiote."
Mais je n'ai pas à me plaindre, la machine est robuste avec son serveur LAMP ! Ce qui est moins robuste, ce sont mes compétences. D'autant que j'ai l'outrecuidance d'essayer de mettre en places d'autres "services". Tout d'abord, dans un ordre non-chronologique, un autre blog : variations photographiques. Je te conseille d'aller le visiter !

J'ai installé Piwigo pour partager mes photos : imagiGor. J'ai aussi mis en place un service de streaming en ligne au moyen du logiciel Subsonic accessible par musique.id-libre.org. Il y a aussi un Dokuwiki dédié au partage de recettes de cuisine. Et enfin Owncloud, une solution de "nuage" personnel pour tenter de reprendre contrôle sur ses données.
Ah, ben non, ce n'est pas tout ! Il y a encore iGor's shaarli, un site de partage de signets codé par le fameux Sebsauvage. Je trouve ce logiciel aussi sobre que pratique. Fonctionnel. C'est pas rien. J'utilise aussi ce serveur pour partager des fichiers via http, parfois avec un mot de passe, parfois sans (comme le répertoire presse, par exemple), et aussi pour participer modestement à l'effet Streisand.

Ça me prend pas mal de temps, il est vrai. Je commence à concevoir que ma façon de faire n'est pas très orthodoxe, je découvre le b.a.ba de la sécurité. Mais c'est un bon moyen d'apprendre. J'espère bien que ce ne soit qu'un début. Au fond, simplement parce qu'un web ouvert ne tombe pas du ciel.