3 novembre 2015

sous le stratus de novembre, les arbres connaissent des décrépitudes de lumière, des contrastes préparés, l'air de rien, pour la déchirure solaire qui dure le temps d'un courant d'air. en chemin dans la brume, j'écope la selle de mon vélo, je godille entre les épaves d'un monde mort vivant, alors que le monde en vie meure dans les champs barbelés de la mer, mare nostrum, notre monstre. le soir, j'arpente mes bulles à la recherche de fêlures à colmater à dilater, j'établis les correspondances de mes contradictions, les addictions à mes incohérences, le sens des sons, le frémissement des caresses à fleur d'oubli. et, à l'instant où mon dos repose sur le matelas au sol, les mots s'éteignent comme des étoiles filées.

et
à l'instant

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Capcha
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