Une époque formidable.

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un texte. Semble cohérent. On s'en fout.

Les citoyennes et les citoyens n'ont que peu d'impact sur les choix politiques. Très peu. En dehors des grèves massives. Nombreuses. Dures et têtues. En dehors des gestes de résistance et de solidarité. Mais, cette action politique est risquée. Il n'y a pas un risque que. Il y a une certitude. À ces grèves, à ces gestes de solidarités seront opposées la gestion des foules, l'État policier, la violence anti-émeute, c'est-à-dire anti-expression populaire, la police armée, en bleu et/ou en gris-vert, il y en aura pour tout les goûts.

Ce qui ne signifie pas qu'il faut renoncer.

Non.

Simple à dire assis devant mon écran, derrière mon écran. Je ne peux pas dire que j'ai beaucoup agi contre ce système. Qui a pour objectif la destruction du plus grand nombre. Et si les électrices et les électeurs ne défendent pas plus leur intérêt collectif, c'est qu'ils savent. Qu'on les fera revoter. Qu'on interrompra momentanément la démocratie s'il le faut. L'économie de marché avant tout. Le financement des hyper-nantis par tous les autres. Un autre monde est indispensable et il adviendra, forcément. Ce n'est pas sorcier que de le dire. Quand ? Comment ? Quel charlatan le dira ?

Et pourtant, le 3e millénaire a commencé par une décennie d'émeutes. Pour la décennie suivante, il semble évident qu'on passe à la vitesse supérieure. On se rapproche une peu partout de la franche guerre civile. La plaie des plaies. Je pense que les efforts produits pour refuser la réalité, celle d'une autre organisation de la vie en société, d'un autre monde absolument nécessaire et inévitable, plutôt que de chercher à l'inventer ce monde, ont une part significative dans la responsabilité des violences qui ont lieu en ce moment, et qui annonce un futur proche que je ne suis pas en mesure de qualifier.

Responsabilité. Oui. Non. L'animal-homme n'est pas plus maître de son destin que l'animal-chien, ni individuellement, ni collectivement.

Je vous encourage, si vous ne le lisez pas déjà, de lire ce blog. Et en lisant, pensez à ce qu'ont vécu les pays d'Afrique, d'Asie et d'Amérique latine sous le coup d'ajustements structurels imposés par (presque) les mêmes : les capitalistes. Et ce sera à nouveau les prolétaires (c'est-à-dire salariés) contre les prolétaires, comme en 14 et la suivante, alors que ça devrait être les prolétaires contre leurs oppresseurs.

La propriété, si ça n'était que du vol... Souvent, c'est bien pire.

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