« Notre mer qui n’est pas aux cieux et qui de ton sel embrasses les limites de ton île et du monde, que ton sel soit béni, que ton fond soit béni, accueille les embarcations bondées sans route sur tes vagues, les pêcheurs sortis de la nuit, et leurs filets parmi les créatures, qui retournent au matin avec leur pêche de naufragés sauvés.
Notre mer qui n’est pas aux cieux, à l’aube tu es couleur de blé au crépuscule du raisin des vendanges, nous t’avons semée de noyés plus que n’importe quel âge des tempêtes.
Notre mer qui n’est pas aux cieux, tu es plus juste que la terre ferme même à soulever des murs de vagues que tu abats en tapis. Garde les vies, les visites tombées comme des feuilles sur une allée, sois leur un automne, une caresse, des bras, un baiser sur le front, de père et mère avant de partir. »
Poème récité par Erri de Luca à la télévision italienne 19 avril 2015.
un horloger pas comme les autres
Poète valaisan (Suisse francophone)