Un changement, deux.

J'avais imaginé que ce un changement, deux allait suivre de manière plus rapprochée le un changement, un, qui date pourtant du début septembre. J'aurais dû me méfier, au vu de mon acharnement légendaire au clavier. Des billets de blogs possibles, mais jamais écrits, il y en a eu un certain nombre. Combien ? Comment mesure-t-on un non avènement ? Mais, ce n'est pas la question, pas le sujet de ce changement #2.

D'abord, c'est ridicule de vouloir, de croire compter ainsi les changements. Celui dont je veux parler n'est que l'un des changements notables de la période actuelle, ou qui se termine. Mon nouveau monde, à mon échelle, est en bonne partie advenu. Mais quel changement !

Il s'agit de vie professionnelle. Ce n'est pas que je sois tellement stakhanoviste ou mono centré sur le travail, non, pourtant il me serait difficile de nier que la chasse au salaire ne constitue pas la part essentielle de mon existence, du moins actuelle. Peu pourraient dire le contraire, d'ailleurs. Et parler de chasse au salaire, même si tout bien considéré c'est essentiellement ça, est relativement réducteur.

Ce billet a tellement tardé, qu'il y a des chances que tu sois déjà au courant. Si tu lis ce blog, vraisemblablement par la grâce de ton agrégateur de flux, plus fidèle que tout effort volontaire, il est possible que les éléments concernant mes tribulations te parviennent par d'autres canaux. Le monde est petit, surtout en Suisse romande, et encore plus dans le cercle étroit des spécialistes en information documentaire.

Donc, officiellement d'août 2013 à août 2016 (c'est pratique les données officielles, ça a la consistance, l'odeur, l'apparence du vrai), j'ai travaillé comme assistant d'enseignement à la Haute école de gestion de Genève. Dans le cadre réglementaire en vigueur lors de mon engagement, le contrat était d'une année, renouvelable deux fois, pour un maximum de trois ans, donc. Sauf aménagement exceptionnel. Pas d'extra-normalité pour moi, pour une fois, j'avais une grande envie d'aller voir ailleurs.

Non pas que ces années à la heg n'aient été à la fois enrichissantes et plaisantes, mais j'avais envie de me frotter à un réel plus rugueux, à des falaises offrant quelques opportunités de grimper, faut bien le dire. Et de ce point de vue, il me semble que je suis servi !

Après quelques semaines à faire le gourmand, à voir passer ici ou là des possibilités très appétissantes, la vie a en bonne partie choisi pour moi, comme souvent. Les non des uns laissent la place à ses propres oui. Il faut un peu l'aider à t'offrir des chemins qui te plaisent, mais en fait tu n'y peux pas grand chose. C'est heureux. Parfois.
Je me retrouve donc engagé à rero, le réseau des bibliothèques de Suisse occidentale, plus précisément à « la centrale », qui se charge de la maintenance et de la coordination du réseau.

Mon engagement intervient à une période particulière de rero, qui doit se réinventer dans un paysage bibliothéconomique en pleine mutation après la sortie du canton de Vaud et l'évolution du projet slsp, comme décrit dans le communiqué du 27 octobre 2016.

Je suis vraiment enthousiasmé par la possibilité de participer à la définition et à la construction d'un centre de compétence, qui devrait d'un point de vue technique s'appuyer sur un logiciel aussi prometteur que libre, je veux parler d'invenio ! La vie pouvait difficilement me concocter un point de rencontre plus au centre de mes principaux intérêts !

1 commentaire

#1 : 2017-11-13 @ 16:01
laura a dit :

Pas d'agrégateur de flux de mon côté, je suis ici par mon "effort volontaire" - qui me fait lire ce post bientôt 1 an après sa publication, mais whatever - de venir encore me perdre parfois entre tes mots qui sonnent toujours très justes et résonnent fortement en moi.

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