Veille première partie de juin 2017

Peut-être qu’il vaut mieux produire des objets mal dégrossis que ne rien produire du tout. Peut-être qu’aucune règle n’est valable dans tous les cas. Quoi qu’il en soit, voici un billet orienté veille professionnelle. Un bout en style télégraphique, une partie rapidement rédigée.

Sur ce blog, il y a encore la possibilité de commenter, n’hésite pas à le faire. Il est vraisemblable que ça ne dure pas. Il est possible aussi d’en discuter sur le !fediverse au moyen de mon compte igor@herds.eu ou sur @igor_milhit.

Jessie Frazzelle’s talks

URL : https://blog.jessfraz.com/post/talks/

  • Jessie Frazzelle : (ancienne ?) employée de Docker, spécialiste de Docker, LXC, Kubernetes
  • a créé une page listant toutes ses conférences
  • notamment sur la sécurisation d’un cluster kubernetes

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MARC, RDF, FRBR, RDA

If it ain’t broke

URL : http://kcoyle.blogspot.ch/2017/04/if-it-aint-broke.html
date : 2017-04-12
via planet.code4lib

Pourquoi les bibliothécaires sont attachés au format MARC ? Après un bref rappel historique (MARC a été développé pour imprimer les notices de la LoC sur les fiches du catalogue) et un rappel du context du développement des schemas de description bibliographique de l’ère post MARC, l’auteure cherche à lister ce qui a fait le succès de MARC, afin de mieux comprendre le rejet que les catalogueurs peuvent exprimer face aux nouveaux formats, car celui-ci n’est pas uniquement lié à la peur du changement.

MARC est familier, pratiqué de manière globale depuis des décennies. La communauté parle MARC. Il est WYSIWYG : le catalogueur contrôle le contenu et son ordre ; le contenu est saisi tel qu’il sera affiché et pour quelqu’un qui parle MARC, il est human readable. Le codage par zone et sous-zone rend la lecture du format internationale et peut même aider à le mémoriser. Il est d’ailleurs devenu la Lingua franca de la communauté du catalogage.

MARC est concis, une notice tient souvent sur un seul écran, tout en étant très détaillé. Il est plat, il n’y a que 3 niveaux. Et contrairement à un graph LOD, MARC est fini, ce qui le rend plus simple à aborder.

Two FRBRs, Many Relationships

URL: https://kcoyle.blogspot.com/2017/05/two-frbrs-many-relationships.html
date: 2017-05-17

Ce texte remet en contexte les descriptions bibliographiques de type RDF par rapport à MARC, avec un bref rappel des motivations à la base de FRBR, dont l’insistance sur les relations entre entités avait pour but d’améliorer l’efficacité (faire en sorte que les entités ne soient décrites qu’une seule fois). Deux modèles FRBR sont mentionnés, à savoir le modèle mental (FRBR-MM) et le data-model (FRBR-DM). Il y a débat sur cette distinction, mais l’auteure pense que son absence est source de confusion.

Du côté FRBR-MM, il n’y a pas de lien imposé avec les règles RDA et les entités peuvent être implicites, sans séparation « visible », ce qui permet l’utilisation de MARC21, dans lequel le créateur et les sujets sont intégrés à la notice bibliographique, même s’ils ont été conçu par le catalogueur. FRBR est une sorte de checklist.
Dans MARC21, les relations sont le plus souvent implicites ou ajoutées dans des champs libres ce qui les rends peu exploitables par une machine. Enfin, comme MARC21 est flat, les entités FRBR ne sont pas séparées.

FRBR-DM, de son côté, est basé sur les relations entres les entités séparées. Ce sont les diagrammes du FRBR Report. Il a été produit à partir d’une analyse liée à la conception de base de donnée, et pas de record. Dans une base de donnée, des manifestations et l’œuvre à laquelle elles sont liées forme un ensemble de données. Par contre, dans le monde des records, chaque manifestation intègre une copie de l’œuvre, et chaque ensemble œuvre/manifestation est un ensemble de donnée. Il faut donc autant d’ensemble de données que de manifestations.
FRBR-DM n’a pas été imposé aux règles RDA, mais ces dernières ont été pensées pour supporter FRBR-DM. Comme les entités sont séparées, chacune d’entre elles peut être partagées dans l’univers FRBR dans lequel elle est référencée. De même, cette séparation des entités permet l’existence des relations.
Par contre, FRBR-DM n’est pas supporté par MARC21, car il ne permet pas l’existence d’entités séparées.

BIBFRAME a lui aussi définit des entités, quasiment les mêmes. Et l’auteure constate que l’utilisation des relations entre entités séparées devient la norme. Du coup, pour l’auteure, les choix actuels en terme de format d’encodage des données bibliographiques se font entre MARC et RDF. Si les relations entre entités séparées sont importantes, si il y a une volonté de partager ces entités, alors un autre format que MARC est nécessaire, un format qui ne soit pas sur la base d’une entité record. C’est ce qui explique l’intérêt vers des formats de type RDF, qui supportent le couple entités/relations.

Or, RDF est utilisé par beaucoup de projets informatiques, par un bon nombre de secteur économique (banques, médecine…) et est un standard W3C. Mais RDF permet de formet des Open Graphs et n’offre pas des unités de données comme une notice. Il conserve mal l’ordre des éléments de données, ce qui peut poser problème dans le contexte des données bibliographiques.

Enfin, il s’agit de savoir dans quelle mesure les catalogues vont profiter des relations entre entités pour pouvoir décider de l’intérêt du RDF. Du coup, une approche basée sur l’analyse de use case semble décisif.

NextLibraries

URL : http://www.nextlibrary.net

Découvert grâce à un sympathique email de 22decembre, qui passant à la bibliothèque de Aarhus, où à lieu la conférence 2017, m’a envoyé quelques photos de fiches de présentations de participantes et de participants, fiches sur lesquelles il y avait l’URL du site.

NextLibraries est aussi une communauté. Les conférences ont été initiées par les Aarhus Public Libraries en 2009. Depuis 2014, il y a des conférences aux États-Unis d’Amérique du Nord et par exemple en 2018 il y aura un Satellite meeting à Berlin.

L’objectif est de réfléchir à l’avenir des bibliothèques publiques et à leur rôle au sein de nos sociétés humaines. Les conférences réunissent des professionnels du monde de la bibliothèque, des porteuses et des porteurs d’innovation, des décisionnaires qui cherchent à faire reculer les limites et à proposer des changements pour soutenir l’apprentissage. Pour traduire aussi librement que maladroitement le début de leur about.

Le programme 2017 est là : http://www.nextlibrary.net/program-2017

J’ai repéré deux choses, mais après un survol rapide :

  1. http://www.nextlibrary.net/keynote-hrh-princess-laurentien notamment parce que « #Innovation is not sharing what your know, it’s sharing what you don’t know […] ».
  2. http://www.nextlibrary.net/group/2017-open-data, parce que j’aime bien les cartes géographiques et l’idée d’utiliser des données ouvertes pour aider à la décision dans le monde des bibliothèque me semble tout à fait pertinent. Par exemple : https://twitter.com/Audesome/status/874631239738765312

Mais la présentation sur le Media Lab du MIT pourrait certainement éveiller ma curiosité. Bref, à fouiller !

1 commentaire

#1 : 2017-06-30 @ 23:56
bl4n a dit :

Merci de ce partage. Quel ne fût pas ma surprise de découvrir le projet zéro qui est une technique que j'ai récemment adopté instinctivement dans le domaine de l'accomplissement de jeux vidéos ! Plutôt incongru, je dois l'admettre. Mais ça me semblait être la meilleure chose pour ne pas me disperser dans les dizaines de jeux vidéos de chaque console.

Bien que je n'ai pas encore fini un seul jeu vidéo depuis les 2 mois que j'utilise cette technique, je la trouve utile.
En revanche, avec la découverte du projet zéro, je vais probablement pouvoir améliorer mon application de la chose et définir d'autres règles.

Je me suis même permis de contacter l'auteur pour en savoir plus et potentiellement contribuer à la technique.

En revanche, j'espère que tu ne le prendras pas mal @iGor, je n'ai pas tout compris sur les formats d'échanges entre les bibliothèques.
Par contre je souligne que ce sont des lieux plus actifs qu'on le croit. Je ne sais pas pourquoi ils ont perdu légèrement leur influence sur le public. Est-ce à cause d'Internet ? Car curieusement les médiathèques pullullent d'énormément de données numériques (que je ne vais pas décrire car tu le sais bien mieux que moi).
Peut-être faudrait-il inventer des médiathèques virtuelles ? Tu viens sur un salon, tu papotes avec les admins du salon (qui sont les employés) et tu demandes un ouvrage, puis tu peux le lire dans un espace en message privé à l'aide d'un bot qui t'envoie page par page. En numérique :D. Tu tournes les pages en faisant "next". Et le bot envoie la page suivant. "previous" envoie la page précédente. "summary" le sommaire. Tu peux faire des marques-pages, demander des infos sur un mot, etc. :D. Une liseuse améliorée fournie par les médiathèques elles-même :)

Bon j'arrête de rêver et vait dormir pour de vrai. BN ;)

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