Chamoille - Catogne, et retour

C’était le premier août, je veux dire jour de congé, et j’avais envie d’aller marcher. Pour différentes raisons, ce serait seul. Et l’idée de partie directement depuis le chalet me séduisait. Je me suis préparé un peu vite et j’ai oublié de prendre du pain et un couteau, mais j’ai pu faire sans. Depuis pas mal de temps, je regardais cette montagne en face du chalet, et je me disais que ça devrait être envisageable d’y aller sans prendre de voiture du tout. J’ai vérifié un peu sur la carte, et ça m’a semblé en effet jouable. Pour une fois, j’ai pris des bâtons, ce que je n’ai pas regretté. Peu après le départ, j’ai croisé une habitante du coin qui m’a demandé où j’allais et qui m’a bien sympathiquement donné son numéro de téléphone au cas où j’avais un problème. C’est plutôt cool !

Alors je suis parti depuis Chamoille d’En bas, vers Chamoille d’En haut, Chamoille d’Orsières, La Duay, Soulalez et droit en haut vers l’alpage du Catogne. En un peu plus de deux heures, c’était fait, malgré la chaleur. Faut dire que le vent faisait en sorte de garder la sensation de température à un niveau raisonnable. J’ai continué un peu à monter, jusqu’à ce que le chemin se sépare : à droite pour traverser la pente vers Champex, à gauche pour contourner le Catogne vers l’arrête qui monte au sommet. Là, j’ai grignoté un peu, mais il faut dire qu’avec l’effort, je n’avais pas si faim. Je commençais à avoir bien soif et à me dire que le litre et quart que j’avais avec moi allait être un peu juste. Une heure et demie plus tard, et deux chamois plus tard, j’étais sur l’arrête. Je marchais lentement, le vent était de plus en plus fort et ça semblait se couvrir un peu. Constatant que j’étais bien fatigué, j’ai décidé de revenir sur mes pas, me disant que si le mauvais temps me trouvait plus bas, sur la route en dessous de l’alpage, je préférerais d’autant. J’étais monté peut-être un peu vite pour ma forme effective.

La descente a commencé à devenir un peu pénible sur la route justement, relativement raide. Mais c’est surtout le manque d’eau qui était pénible. Heureusement, à Soulalez un fontaine m’a permis de me désaltérer. Et surtout, mon amie m’a rejoint à La Duay avec un sirop salé et une pêche, ce qui m’a redonné… la pêche, justement ! Au final, content d’avoir fait tout cela à pied, mais il faudra que je réessaie, histoire d’aller jusqu’au sommet une fois. Voir de continuer jusqu’à Champex par la crête.

La carte :

Voir en plein écran

Le fichier gpx

Et quelques photos :

Prairie dans un petit val, au-dessus de l'alpage de Catogne, avec vue sur la Pierre-à-voir

Prairie dans un petit val, au-dessus de l'alpage de Catogne, avec vue sur le Catogne

Vue sur l'alpage de Catogne, La Dent, Sembrancher, la Pierre-à-voir

Vue sur l'alpage de Catogne, Chamoille, Le Larzet

Pierres et vue sur les Combins et le Mont Vélan

Vue sur le col des Planches, la Crevasse, la Pierre-à-voir

Chemin-dessus, Martigny, la vallée du Rhône en direction du Léman, les Dents du Midi

1 commentaire

#1 : 2017-11-19 @ 18:07
David a dit :

Superbes photos, ça donne envie !

Quoi que aujourd'hui ça doit être sous la neige, faudra attendre quelques mois pour y retourner ;)

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Capcha
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