Au matin il est temps

au matin il est temps
de se débarrasser des peaux
de déposer les oripeaux
de pratiquer en dilettante
la possibilité du moins
encore à portée de mains

la recette
cette image mirage
apprends tes gammes
explore les accords
attentif aux trames
qui tendent aux tangentes
de l'ornière

une sortie de route
pour inventer son droit chemin
de traverse
au travers des autoroutes
de l'agitation immobile

l'inventaire des détails
n'est qu'un frémissement
à la surface froissée
des empires de 1000 ans
qui se dérobent
et parmi ces sables mouvants
saturnes insatiables
je tu il vous nous
devons
pouvons
imaginer découvrir inventer
d'anciens points d'appui

5 commentaires

#1 : 2012-11-13 @ 12:30
Laurence a dit :

Ca, c'est un poème que je vais garder dans mes favoris :) J'aime vraiment beaucoup le rythme que tu insuffles à tes poèmes. Un vrai plaisir de l'oreille (on peut dire comme ça ?)

#2 : 2012-11-13 @ 20:12
iGor milhit a dit :

Oui, je crois qu'on peut dire comme ça. J'ai un peu plus fait exprès que d'habitude. Ça doit avoir un rapport avec l'envie de se recentrer qu'exprime le texte.

Merci pour le mot !

#3 : 2012-11-16 @ 13:22
pierre-andré a dit :

je sors de 2 heures d'écoute de Bartok. en lisant ton texte, j'eu la sensation que tu l'avais écrit comme une chanson, comme un texte associé à la musique. et c'est toujours du iGor! chapeau et merci.

#4 : 2012-11-16 @ 17:52
iGor milhit a dit :

un commentaire de toi est un grand plaisir ! et merci pour le chapeau. pour un tas d'autres choses aussi...

question musique, je l'avais associé à quelque chose comme ceci :





pas vraiment du bartok. encore qu'il savait s'inspirer de la musique populaire...

#5 : 2012-12-15 @ 18:48
Nathanaël a dit :

Sortir de la route et inventer son chemin, voilà qui me parle bien. Je vais continuer un peu le mien chez vous ...

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